Moineau domestique
Le moineau domestique (Passer domesticus), surnommé familiièrement « Pierrot », est sans doute l’oiseau le plus familièrement associé à la présence humaine. Si commun qu’on ne le remarque plus, ce petit passereau trapu mérite pourtant qu’on s’y attarde.
L’espèce présente un net dimorphisme sexuel : le mâle arbore une calotte grise, une nuque châtaine et une bavette noire sur la gorge et la poitrine, tandis que la femelle affiche un plumage plus discret, brun et gris. Omnivore et opportuniste, le moineau domestique consomme aussi bien des graines et des boutons de fleurs que des insectes — hannetons, chenilles, pucerons — en particulier pour nourrir ses oisillons.
Espèce typiquement urbaine, il niche volontiers dans les cavités des bâtiments : sous une tuile, dans un trou de mur, sous l’avancée d’un toit, mais aussi dans des nichoirs ou des haies touffues. Malgré sa réputation d’oiseau ultra-commun, ses populations sont en déclin en France (environ -11% selon le suivi STOC de la LPO), notamment à cause de la raréfaction des sites de nidification et des insectes en ville.
C’est justement ce genre de petit passereau qui constitue l’une des proies favorites de l’épervier d’Europe observé récemment sur le balcon.

